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Couchsurfing, tripmeeters… Voyager autrement !

Couchsurfing, tripmeeters… Voyager autrement !

Par Tippeee le 30 septembre 2014 à 13:08 dans Se détendre

À l’heure des réseaux sociaux, la consommation collaborative est partout : se loger, se déplacer, se nourrir et même travailler, quasiment aucun aspect de notre quotidien n’y échappe. Ce billet sera cependant dédié seulement au voyage collaboratif. Pour certains d’entre vous en effet, pas question de se faire appeler « GM» pendant quinze jours. Si les clubs où l’on ponctue chaque retour de baignade par un “dir la dada”, vous en avez fait le tour, si les palaces vous laissent froid, si pour vous les voyages sont faits de rencontres alors ce billet est pour vous !

Au matelas quatre étoiles, vous préférez la case Tomi ou un morceau d’oreiller sur le canapé de l’habitant ; à la visite guidée minutée agrémentée de pauses chez le cousin commerçant du conducteur du car, vous opposez les flâneries au gré de l’inspiration avec un régional de l’étape. Vous ? Vous êtes les nouveaux aventuriers que l’on nomme à l’aide de néologismes d’outre-Manche : Greeters, Couchsurfers, Tripmeeters, Nightswappers *, etc… Peu vous importe, pour vous le voyage collaboratif est plus qu’une source d’économies ou un altruisme écologique, c’est une manière d’être !

Trois matelas et un milliardaire…


Pouvoir se loger gratuitement dans plus de 247 pays, c’est possible et depuis longtemps ! Le share n’a en effet pas attendu l’avènement d’Internet puisque dès la fin de la seconde Guerre Mondiale est lancée une association de hippies pacifistes dont le but est de partager son canapé. Le web a cependant décuplé l’ampleur du phénomène.
La première initiative numérique date des années 2000 et est sans doute le site Hospitality Club fondé par l’allemand M. Veit Kuehne. Couchsurfing est sans doute la plus notable. Son fondateur en a eu l’idée suite à un voyage en Islande. Afin de ne pas passer ses soirées seul dans un hôtel de Rekjavik, il avait contacté 1 500 étudiants pour leur demander si l’un d’entre eux pouvait l’héberger. L’association qui mise sur le canapé pour changer le monde venait de naître !
Le Couchsurfing ne repose pas sur la réciprocité. Vous n’êtes pas obligé de proposer votre canapé (ou votre chambre d’amis) pour pouvoir accéder à celui des autres membres de la communauté. À la manière des sites de covoiturage, Couchsurfing, qui est devenue une société commerciale, vous propose désormais une inscription gratuite et des services additionnels de vérification payants.
C’est d’ailleurs une nette tendance de la consommation collaborative puisque Hospitality club s’est adossée à AirBnB afin de rentabiliser ses services. AirBnB, vous connaissez ? C’est ce site fondé par un fauché de Frisco qui, pour arrondir ses fins de mois (et ses débuts aussi) à l’époque, a eu l’idée de sous-louer les trois matelas de l’appart qu’il squattait. Depuis, Brian Chesky pèse 7 milliards de dollars.
Cette évolution mercantile fait grincer des dents et les contre-offensives n’ont pas tardé puisque le concept de Nightswapping est apparu récemment ! À la différence du Couchsurfing, la réciprocité est de mise. En proposant des nuitées, vous créditez votre compte et pouvez à votre tour bénéficier du canapé des autres.

Bon, c’est bien gentil ton histoire mais comment ça marche ?


Ah oui, vous avez raison, nous nous égarons… Le principe est simple ! Plutôt que de réserver dans un hôtel ou dans un club pour séjourner dans un endroit, vous allez dormir chez l’habitant. Gratuitement, c’est le Couchsurfing ; contre des échanges de nuits, on parle de Nightswapping ; contre un travail dans une ferme bio, il s’agit alors de Wwooffing… L’avantage est de rencontrer des gens et de pouvoir bénéficier de leur connaissance de leur région et de leur hospitalité. Depuis les pionniers que l’on évoquait plus haut, de nombreux sites vous proposent de vous imprégner d’une ville ou d’une région de la manière la plus authentique en vous mettant en relation avec l’habitant. Sur ces sites chaque détenteur d’un matelas peut proposer aux visiteurs d’en profiter. Il vous faut pour cela vous inscrire sur le site et en intégrer la communauté. Ensuite, il suffit d’indiquer l’endroit où vous allez séjourner, à combien de personnes, ce que vous compter y faire et le site vous listera les hôtes qui peuvent vous recevoir. Comme pour le co-voiturage, votre profil est important car c’est ce qui permet de déterminer si vos attentes coïncident avec celles du propriétaire de votre futur canapé. Rien ne sert en effet d’aller chez quelqu’un qui se lève à l’aube pour aller travailler si vous, vous envisagez de rentrer à cette même heure chaque jour après une bringue de folie.
Le concept a tellement de succès que les hôtels font grise mine. D’autant que désormais, vous pouvez louer des chambres dédiées et accéder à des séjours organisés pour vous.
Avec les offres de AirBnB, de Windu ou de leurs concurrents français MorningCroissant ou Sejourning, on s’éloigne un peu des concepts roots qui prévalaient au départ mais l’idée est toujours de pouvoir rencontrer d’autres habitants de la planète, de s’immerger dans leur quotidien. Et vous le savez, un bon service est rarement gratuit !


Share is not cher


D’ailleurs, les offres collaboratives vont désormais plus loin que le simple partage de Clic-clacs. Avec Tripmeeters comme avec Greeters, vous pourrez demander à un habitant d’une ville de vous faire visiter celle-ci à sa manière. Grâce au site, vous pouvez sélectionner un profil qui vous ressemble et bénéficier ainsi de ses tips. Vous découvrirez ainsi la ville sans passer par les lieux communs bondés de touristes.
Avec TripnCo, vous pourrez trouver des camarades de jeu. Le site vous propose de créer votre salle d’embarquement en décrivant votre projet. D’autres co-voyageurs vous rejoindront pour votre trek dans le Gobi ou votre retraite au Népal. L’application vous permet de trouver, avec sa fonction de géolocalisation, des tipsters désirant partager des sorties ou des séances de sport.
Toutes les couches de la société s’y mettent, même les grands de ce monde. Avec Cojetage, vous pouvez désormais réserver votre voyage en jet privé. Avec ToysClub, les Bentleys ou autres Aston Martin deviennent accessibles… Enfin, cela reste quand même élitiste… Pour ma part, je me limiterai au partage de canapé !
Je passe sur AirPnP, qui rend bien service en cas d’envie pressante durant certains voyages, car je doute que la rencontre soit au rendez-vous, quoique sait-on jamais…

Promotion canapé ?


Rencontrer, échanger, passer des moments authentiques, goûter à la culture locale et pourquoi pas tisser des liens forts avec des surfeurs. C’est tout l’intérêt du share. Cependant comme pour le co-voiturage, il y a d’autres dérives que celles mercantiles, que nous évoquions plus haut. Certains ont cru pouvoir, grâce à ces sites, augmenter leur palmarès. Or et c’est bien précisé dans les CGU des différentes plateformes, il ne s’agit pas là de faire du Sexsurfing.
Ces dérives ne sont cependant pas la majorité… Si l’on passe sur les malotrus qui s’en vont en saccageant l’appartement, en laissant un monticule de vaisselle, l’expérience enchante de plus en plus d’internautes…
Un petit tip en passant, chers amis. Certains voudront arrondir leurs fins de mois en proposant leur chambre d’amis contre quelques euros. Attention à bien vérifier, si vous êtes locataire, que votre bail autorise la sous-location. Le 13 février dernier, le Tribunal de grande instance de Paris a condamné un locataire à verser 2 000 euros à son propriétaire pour avoir sous-loué via AirBnB. Le tribunal a d’ailleurs précisé que cette sentence devait avoir valeur d’avertissement.

Attention : à partir du 1er juillet 2016, finie l’exonération !! Vous devrez obligatoirement déclarer les revenus de cette nouvelle économie collaborative et ce dès le 1er euro. Les plateformes vous enverront un récapitulatif annuel de tous vos revenus.


Si vous avez repéré, chers Tipsters, d’autres moyens de voyager autrement, à vos claviers ! C’est ici qu’il faut poster...

* Toutes nos excuses aux immortels, les traductions de ces néologismes n’ont pas encore été agréées par l'Académie… Promis, nous mettrons à jour ce billet dès que possible.


1 commentaire
  • Gabriel Newbie
    le 28 décembre 2014 à 03:29 GOOD

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