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Créer ou reprendre une entreprise : un emploi d’avenir !

Créer ou reprendre une entreprise : un emploi d’avenir !

Par Tippeee le 07 novembre 2014 à 16:35 dans Travailler

Vous avez eu, un matin, l’idée... Que dis-je ? L’IDÉE !!! Celle qui doit faire de vous un Tipster riche et célèbre. Oui mais voilà, pour pouvoir dévoiler votre génie à la face du monde, pour montrer que le nouveau Bill Jobs ou le futur Steve Gates (ou l’inverse) c’est vous, il va vous falloir une structure, une entreprise. Et là, vous vous sentez tout d’un coup comme l’alpiniste au pied de l’Everest : par quelle face prendre le problème ? Lisez ce qui suit et l’ascension vous semblera peut-être moins abrupte.

Les raisons de vouloir se faire entrepreneur sont comme les occasions de se lancer… multiples. Parfois, parce votre boite actuelle ne peut pas être le cadre de développement de vos projets, vous cherchez plus de responsabilités. Parce que vous ne trouvez pas le job qui vous permet de vous épanouir, vous vous dites que le plus simple, c’est de le créer vous-mêmes. Parfois, tout simplement, parce que c’est le moment !
Se lancer dans l’aventure entrepreneuriale n’est pas si compliqué mais il convient de respecter certaines phases…

Bien définir son projet !


Qu’il s’agisse d’une création ou de la reprise d’une boite, la première chose à faire est de poser son projet sur le papier. Ça paraît bête de le dire mais c’est une phase essentielle. Elle l’est pour vous et elle l’est pour ceux qui vont vous accompagner : votre banquier, la CCI et pourquoi pas vos associés. Sachez d’ailleurs qu’à la CCI, des gens sont là pour vous aider à le faire. Posez-vous des questions sur votre idée. Est-elle innovante ? Est-elle déjà exploitée ? Quel est son marché ? Est-il émergent ou existe-t-il déjà ? Dans ce dernier cas, votre idée est-elle différenciante et a-t-elle ses chances ? Vous pouvez la confronter à des spécialistes de la CCI ou de la Chambre des Métiers. N’hésitez pas non plus à la tester auprès de vos proches et à aller voir ce que font vos futurs concurrents ! Posez-vous ensuite des questions sur vous-mêmes, votre motivation, vos points forts, vos faiblesses, les ressources que vous pouvez consacrer à votre projet. Si vous êtes plusieurs, vous pourrez ainsi vérifier que vos ambitions sont bien complémentaires et ne se télescopent pas entre elles. Dans le cadre d’une reprise, la plupart de ces questions ont déjà des réponses. Il vous faudra néanmoins bien identifier si et comment votre future boite peut être viable sans son ancien proprio. Dans des petites sociétés en effet, le relationnel du dirigeant est essentiel. Demandez-vous si ses compétences peuvent être remplacées par les vôtres. La clientèle est également souvent très attachée à sa personne et non à la société elle-même.



Anticiper, c’est gouverner !


Il est essentiel de préparer deux documents dans le cadre d’une création notamment : l’étude de marché et le business plan. L’étude de marché va vous permettre d’être au top sur votre futur secteur d’activité et des autres poissons de l’aquarium. Quels sont vos concurrents ? Qui sont vos clients ? etc. Connaître son marché est une démarche capitale pour mettre en place votre stratégie commerciale. Internet est une mine d’or pour qui veut bien chercher mais il faut également confronter les chiffres que vous allez trouver à des organismes spécialisés comme la Chambre de commerce ou la CCI de votre département. Petit tip en passant, vous pouvez obtenir des statistiques sur les sociétés inscrites au registre du commerce en vous adressant au greffe du tribunal.
Le business plan est également un document important. Il détaille votre plan de bataille dans les trois ans à venir : projet, coûts, financement, tout y est ! Comme on n’a pas tous fait une école de commerce, prenez rendez-vous avec la CCI, les chambres des métiers , les plates-formes d’accompagnement telles que les boutiques de gestion pour vous faire aider. Pôle emploi réalise des ateliers dédiés aux futurs entrepreneurs également. Ne négligez pas ce document, votre banquier va l’adorer. Pour vous, il est essentiel car il vous permettra de vous rendre compte en combien de temps votre société peut espérer faire des bénéfices. Rappelez-vous que sans bénefs, pas de rémunération pour vous !


Les formalités, ce n’est pas une simple formalité…


Vous tournez comme un lion en cage et vous pestez de ne pas pouvoir vous lancer dans l’arène. Vous allez sans doute trouver ces phases initiales longues et fastidieuses. Gardez-vous bien de les négliger, cette période est cruciale pour la suite !
Votre projet est maintenant défini et dans le cas d’une création, vous allez devoir suivre plusieurs étapes. Il vous faut d’abord choisir un nom pour la société et éventuellement en faire une marque. À ce stade, attention car choisir un nom est un exercice en tant que tel et il vous faudra vérifier qu’il n’est pas déjà pris dans votre secteur d’activité. Le site de l’INPI vous apportera des réponses mais elles seront partielles. Il vaut mieux vous déplacer car les recherches sur place sont plus complètes. Déposer un nom déjà existant peut vous valoir de vous faire retoquer par l’INPI ou pire de vous faire attaquer en contrefaçon par le propriétaire.
La deuxième chose à faire, c’est de déposer le capital de la société. Cela se fait généralement auprès d’une banque. C’est possible également à la Caisse des Dépôts et des Consignations ou chez un notaire. Les fonds ne seront virés sur le compte ouvert au nom de la société qu’une fois que vous fournirez l’acte d’enregistrement de la société. Pour une entreprise individuelle, vous n’avez pas besoin de capital social.


Où ai-je pu ranger cette boite ?


Ensuite, il va vous falloir déterminer le siège social de votre future boite. C’est obligatoire d’avoir une adresse. Plusieurs solutions s’offrent à vous :
- Chez vous ! Ce n’est possible que si vous êtes le représentant légal de la société. Si vous n’êtes qu’un simple associé, oubliez car la loi l’interdit ! Un inconvénient à noter, vous n’aurez pas le droit d’y recevoir clientèle ou marchandise.
- Dans une société de domiciliation… C’est très pratique car en plus du courrier, vous aurez accès à différents services : adresse commerciale, location de bureaux, permanence téléphonique, secrétariat, salle de réunion...
- La pépinière : c’est sans doute la meilleure solution pour débuter car vous vous sentirez moins seul. Vous bénéficierez de l’émulation des autres aventuriers et les frais de fonctionnement sont partagés. Il en existe plusieurs types : la pépinière généraliste et l’incubateur. La généraliste vous accueillera pendant une période de 23 à 48 mois. L’incubateur vous suit dès le stade de l'idée et vous accompagne jusqu'à la création.
L'avantage ? Vous bénéficiez de conseils de spécialistes sur beaucoup d’aspects : gestion, juridique, comptable....
- Le bail : si vous ouvrez un commerce, ce sera sans doute votre seule possibilité. Pour les autres entreprises, il peut être commercial ou précaire par dérogation, tout dépend de la taille et de l’avancée de votre projet.

Votre idée est innovante ?


Si votre projet fait la part belle à la recherche ou à l'innovation, votre boite peut bénéficier du statut de Jeune Entreprise Innovante. Et là, ce peut être le Bingo pour un bon départ car en plus de l'accompagnement des technopôles et des incubateurs, vous avez droit à un certain nombre d'exonérations fiscales et sociales en contre partie de vos dépenses de recherche et développement.


Statuts quo ?


S.A.R.L., E.U.R.L., société en participation, auto-entrepreneur (nous ferons un billet sur les différents types de sociétés), après avoir déterminé la structure juridique, il va vous falloir ensuite rédiger les statuts de la société (excepté pour une auto-entreprise). Des modèles de statuts circulent sur le net. Il y a des statuts types vendus dans les librairies mais là encore, nous vous conseillons plutôt de vous faire assister. Cette étape est fondamentale car les statuts, c’est l’acte fondateur de votre société. Il y a des conséquences sur ce que pourra ou non faire votre entreprise mais également sur votre statut à vous en tant que dirigeant. Si vous n’avez pas les moyens de vous offrir les services d’un avocat, des aides existent. Vous pouvez par exemple rejoindre l’association MoovJee qui vous donnera accès à des experts métiers.
Lorsque les statuts auront été rédigés, il faudra les faire enregistrer auprès de la Recette des impôts. C’est possible soit auprès de celle de votre domicile, soit auprès de la plus proche du siège social. Votre société a son numéro d’immatriculation, vous pouvez désormais commencer à réfléchir au design de votre carte de visite.



On reprend ou on crée ?


Tout dépend de votre projet car certains ne peuvent être réalisés que dans le cadre d’une reprise d’activité existante. C’est le cas des professions réglementées par exemple.
L’avantage de la création, c’est que vous n’êtes pas contraints par les contrats passés par votre prédécesseur. Qu’il s’agisse des contrats de travail, du bail ou des contrats commerciaux de prestation, ça fait un paquet de trucs à lire quand même. Dans la création, vous êtes aussi maître du timing quand, dans la reprise, il vous faudra être aux aguets, prêts à vous jeter sur l’opportunité, si elle se présente.
L’avantage de la reprise, c’est que tout est déjà opérationnel. Le créateur passe beaucoup de temps à mettre en place les aspects secondaires mais nécessaires au fonctionnement quand le repreneur peut se consacrer à la direction de l’entreprise. La reprise coûte plus cher évidemment mais vous pouvez vous dégager un revenu tout de suite alors que le créateur peut attendre plusieurs mois avant de pouvoir dégager la trésorerie qui lui est nécessaire.

Voilà, cher Tipsters, ce billet est sans doute un peu long mais le sujet est dense. N’hésitez pas à le compléter avec vos tips à vous.


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